Éric Andreatta

Né à Grenoble en 1958, Éric Andreatta ne revendique d’appartenance à aucun courant artistique. Il n’a pas non plus de matière de prédilection : la seule qui l’intéresse comme il aime le dire, est la matière grise. Les matériaux, il les assemble et les transforme avec une énergie poétique sans cesse en mouvement. Comme l’eau, qui en devenant vapeur, laisse une trace indélébile sur des poutrelles d’acier chaud (MAMAC Nice, 1993, carte blanche à Jacques Lepage). L’eau encore avec cette installation à la chapelle de la miséricorde à Vallauris où 2500 verres d’eau plongeaient le spectateur dans un état hallucinatoire. Le bois, le verre, le métal, l’image..., il ne s’interdit rien, pourvu qu’a cet instant cela fasse sens. Provocateur, il côtoie le monde, et le transforme à sa façon à la recherche de l’essence poétique de la réalité, en donnant à son art sans artifice, le sens qu’il donne à sa vie.