{"node_view":"\u003Carticle class=\u0022node\u0022\u003E\n  \u003Ch1 class=\u0022node-title\u0022\u003ETrait\u00e9 de bave et d\u0026#039;\u00e9ternit\u00e9\u003C\/h1\u003E\n\n  \n\n          \u003Csection class=\u0022field field-name-field-description field-type-textauthor field-label-above\u0022\u003E\n    \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDescription\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n        \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003E\u003Carticle class=\u0022filtred_html\u0022\u003EDevaux Fr\u00e9d\u00e9rique \u2013 \u003Cem\u003ELe Cin\u00e9ma lettriste\u003C\/em\u003E (1951-1991)\u003Cbr \/\u003E1992, Fr\u00e9d\u00e9rique Devaux\u003Cbr \/\u003EEditions Paris exp\u00e9rimental, Paris, 1992, 320 p. Chapitre 4\u003Cbr \/\u003ELA CARRI\u00c8RE DU TRAIT\u00c9 EN 1951-1952\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EI) Le Festival de Cannes.\u003Cbr \/\u003E(\u2026) p.55\u003Cbr \/\u003EIsou n\u0027a pas termin\u00e9 \u003Cem\u003ETrait\u00e9 de bave et d\u0027\u00e9ternit\u00e9\u003C\/em\u003E. Pourtant, il a d\u00e9cid\u00e9 de faire conna\u00eetre son travail et de la pr\u00e9senter dans l\u0027\u00e9tat o\u00f9 il se trouve, c\u0027est-\u00e0-dire comme une \u00ab \u003Cem\u003Ework in progress\u003C\/em\u003E \u00bb. Pour lui, une \u0153uvre inachev\u00e9e de James Joyce est, de toutes fa\u00e7ons, plus importante qu\u0027une r\u00e9alisation achev\u00e9e de Tartempion. Il \u00e9crira, apr\u00e8s le passage de son film : \u00ab Je pensais que le festival pouvait recevoir le sourire de l\u0027in\u00e9dit bouleversement. J\u0027ai toujours cru qu\u0027un manifeste neuf vaut plus qu\u0027une \u0153uvre parfaite parce que le manifeste montre comment on cr\u00e9e des \u0153uvres futures, et les \u0153uvres parfaites finissent avec elles-m\u00eames \u00bb (\u003Cem\u003ECombat\u003C\/em\u003E, 26 avril 1951). D\u0027ailleurs, l\u0027avant-garde, selon Isou, ne finit jamais de cr\u00e9er.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003E(\u2026) p.57 : agitation dans la salle\u003Cbr \/\u003ETout se complique d\u00e8s le chapitre deux. Des remous secouent le public de plus en plus excit\u00e9 et agac\u00e9. Est-ce une plaisanterie, un canular ? La salle est maintenant plong\u00e9e dans l\u0027obscurit\u00e9 compl\u00e8te, il n\u0027y a plus aucune image sur l\u0027\u00e9cran, \u2013 Isou ayant eu seulement le temps de terminer le montage des images de la premi\u00e8re partie \u2013 ; on entend uniquement les voix dans les hauts-parleurs.\u003Cbr \/\u003ELe scandale \u00e9clate. Dans la salle \u00e0 peine rallum\u00e9e, une sp\u00e9cialiste du cin\u00e9ma pour enfants (Sonica Bo) gifle Isou. Bien que vivement soutenu par ses camarades, l\u0027auteur ne peut pas s\u0027expliquer car la col\u00e8re des spectateurs (parmi lesquels se trouve Ren\u00e9 Cl\u00e9ment) est trop forte. Cocteau n\u0027ose rien dire, bien qu\u0027Isou croit un instant que le cr\u00e9ateur d\u0027\u003Cem\u003EOrph\u00e9e\u003C\/em\u003E va le soutenir. D\u00e9confit, l\u0027artiste accepte provisoirement cet \u00e9chec et attend le 26 avril pour r\u00e9pondre dans Combat \u00e0 ce camouflet public 1.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003E(\u2026) p.57 : avis de Cocteau\u003Cbr \/\u003EIsou pr\u00e9tend, si je ne me trompe, faire un nettoyage par le vide. Encore faut-il que le vide ait une force aspirante assez forte pour nettoyer les lieux (\u2026) Isou traite les gens d\u0027imb\u00e9ciles parce qu\u0027ils ne voient pas ce qu\u0027il ne montre pas. Il ne pourrait les traiter d\u0027imb\u00e9ciles que s\u0027ils ne voyaient pas ce qu\u0027il leur montre. (F\u00fbt-ce de la pellicule saccag\u00e9e expr\u00e8s) 2.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003E(\u2026) p.58 : le prix\u003Cbr \/\u003EEn attendant que les esprits se calment, le \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E re\u00e7oit le \u003Cem\u003EPrix des Spectateurs d\u0027avant-garde 1951\u003C\/em\u003E et un autre \u003Cem\u003EPrix en marge du Festival de Cannes\u003C\/em\u003E attribu\u00e9 par Cocteau, Malaparte et leurs comp\u00e8res jur\u00e9s.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003E(\u2026) p.58 : sur l\u0027agitation dans la salle\u003Cbr \/\u003EL\u0027\u00e9v\u00e8nement nourrit des plumes acerbes qui relatent tour \u00e0 tour les faits, en les amplifiant le plus souvent. Selon \u003Cem\u003ENice-Matin\u003C\/em\u003E qui n\u0027oublie jamais le \u00ab pape du lettrisme \u00bb : \u00ab Jean Cocteau, Malaparte et de nombreuses personnalit\u00e9s \u00e9taient pr\u00e9sentes (\u003Cem\u003Ele matin du 20 avril, F.D.\u003C\/em\u003E) et on s\u0027aper\u00e7ut tout de suite que cette bande \u00e9tait une vaste plaisanterie et que son auteur s\u0027\u00e9tait vraiment montr\u00e9 un ma\u00eetre du \u00ab canular \u00bb en faisant d\u00e9placer tant de monde et menant un tel scandale depuis quelques jours autour de cette \u0153uvre qui devait, soi-disant r\u00e9volutionner l\u0027art cin\u00e9matographique. Apr\u00e8s quelques images de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s o\u00f9 l\u0027on voit nos lettristes se promener et affirmer qu\u0027ils sont les nouveaux dieux de la litt\u00e9rature et de tous les arts, l\u0027\u00e9cran reste blanc, la lampe de la cam\u00e9ra s\u0027\u00e9teint et ainsi que le dit Isou, la porte s\u0027ouvre, c\u0027est-\u00e0-dire que plus aucune image n\u0027est pr\u00e9sent\u00e9e aux spectateurs, tandis que les oreilles sont assourdies par un concert de vocif\u00e9rations, de cris, de discours.\u003Cbr \/\u003EDes incidents marqu\u00e8rent m\u00eame la fin de ces 5 200 m\u00e8tres de pellicule et mademoiselle Sonica Bo administra m\u00eame, dit-on, une paire de claques \u00e0 Isidore Isou. Les personnalit\u00e9s litt\u00e9raires pr\u00e9sentes semblaient un peu g\u00ean\u00e9es et seul Malaparte resta impassible, ne paraissant pas tr\u00e8s bien savoir ce qu\u0027il fallait faire \u00bb 3.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003E(\u2026) p.64 : Article de Rohmer\u003Cbr \/\u003ELes \u003Cem\u003ECahiers du cin\u00e9ma\u003C\/em\u003E qui vont f\u00eater leur premier anniversaire en avril 1952, s\u0027int\u00e9ressent entre autres dans le n\u00b010 (mars 1952) \u00e0 la recherche, au cin\u00e9ma. Dans un dossier intitul\u00e9 \u003Cem\u003EOpinions sur l\u0027avant-garde\u003C\/em\u003E 4, Maurice Sch\u00e9rer (alias Eric Rohmer, pr\u00e9sentateur, en ces ann\u00e9es-l\u00e0, au Cin\u00e9-Club du quartier Latin de Fran\u00e7ois Fr\u0153schel) consacre un long article \u00e0 \u003Cem\u003EIsou ou les choses telles qu\u0027elles\u003C\/em\u003E \u003Cem\u003Esont\u003C\/em\u003E. Gr\u00e2ce en soit rendue \u00e0 celui qui tient la plume. C\u0027est la premi\u00e8re fois qu\u0027une critique d\u00e9passe le stade de l\u0027\u00e9raflure pour s\u0027ouvrir \u00e0 l\u0027analyse \u2013 m\u00eame avec un petit scalpel.\u003Cbr \/\u003EDans ce texte \u00ab mi-fugue, mi-raison \u00bb, assez abondamment illustr\u00e9, il para\u00eet \u00e9vident que Maurice Sch\u00e9rer-Rohmer conna\u00eet assez bien ce et ceux dont il parle pour se permettre quelques objections et r\u00e9flexions : il con\u00e7oit d\u0027embl\u00e9e le groupe lettriste comme un \u00ab mouvement litt\u00e9raire \u00bb ayant \u00ab la pr\u00e9tention de se placer (\u2026) \u00e0 la \u00ab gauche \u00bb du surr\u00e9alisme \u00bb ; celui-ci m\u00e9rite donc \u00ab consid\u00e9ration \u00bb malgr\u00e9 son \u00ab d\u00e9faitisme \u00bb. En filigrane des \u00e9crits et manifestations d\u0027Isou, Rohmer croit percevoir chez l\u0027artiste l\u0027\u00ab ambition (\u2026) de se tailler, dans un ultime sursaut, une place, f\u00fbt-elle modeste, \u00e0 la derni\u00e8re page des manuels de litt\u00e9rature \u00bb.\u003Cbr \/\u003EEn Sch\u00e9rer s\u0027opposent alors le personnage moral \u2013 oserons-nous dire \u00ab moralisateur \u00bb \u2013 et l\u0027esth\u00e8te : l\u0027auteur est \u00e0 la fois attir\u00e9 et r\u00e9vuls\u00e9 par ceux qui, quelques ann\u00e9es auparavant, ont fait des conf\u00e9rences \u00ab houleuses \u00bb \u00e0 la Salle de G\u00e9ographie et \u00e0 celle des Soci\u00e9t\u00e9s Savantes 5 ; cette bande, ce gang lettriste lui rappelle un \u00ab groupe de choc fasciste \u00bb mais s\u00e9duit tout de m\u00eame l\u0027esth\u00e8te, l\u0027amateur d\u0027art s\u0027interrogeant sur les avant-gardes. \u00ab Cette id\u00e9e d\u0027une mort probable de l\u0027Art, quelque pudeur qu\u0027on ait \u00e0 l\u0027exprimer, est loin pourtant d\u0027\u00eatre \u00e9trang\u00e8re \u00e0 nombre de musiciens ou peintres, \u2013 qu\u0027il suffit de pousser dans leurs derniers retranchements pour d\u00e9couvrir vite qu\u0027elle sert de substrat aux th\u00e9ories du non-figuratif ou de l\u0027atonalit\u00e9... \u00bb (Paul Klee lui para\u00eet un bon exemple) ; \u00ab au point o\u00f9 en est notre po\u00e9sie, je ne consid\u00e8re pas la lecture \u2013 ou l\u0027audition \u2013 de ses \u0153uvres (\u003Cem\u003Ecelles d\u0027Isou, F.D.\u003C\/em\u003E) comme un pensum plus d\u00e9sagr\u00e9able que celle de maint recueil contemporain \u00bb, \u00e9crit-il apr\u00e8s avoir d\u00e9clar\u00e9 quelques lignes avant que ce \u00ab ne sont pas les quelques po\u00e8mes publi\u00e9s ou r\u00e9cit\u00e9s par les lettristes, qui fournissent (\u2026) un d\u00e9menti \u00bb \u00e0 l\u0027id\u00e9e que \u00ab pour se permettre de d\u00e9truire, il faut savoir construire de fa\u00e7on positive \u00bb. La \u00ab publicit\u00e9 scandaleuse \u00bb le g\u00eane d\u0027autant plus que \u00ab nul (\u2026) ne contestera que notre lettrisme soit une pure id\u00e9e de l\u0027esprit issu d\u0027une induction parfaitement arbitraire \u00bb 6.\u003Cbr \/\u003ESch\u00e9rer-Rohmer sait gr\u00e9 \u00e0 Isou et \u00e0 son groupe de le \u00ab d\u00e9lasser de ce ton anarcho-moralisateur dont se d\u00e9lect\u00e8rent nos amis \u00bb ; il per\u00e7oit d\u0027ailleurs dans le \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E \u00ab un total abandon de cet esprit anti-bourgeois et n\u00e9gateur qui fut celui de toute notre litt\u00e9rature de l\u0027entre-deux guerres, de Breton \u00e0 Artaud voire Drieu la Rochelle ou Montherlant \u00bb.\u003Cbr \/\u003EMalgr\u00e9 tout, le journaliste d\u00e9clare la r\u00e9flexion du r\u00e9alisateur \u00ab passablement conservatrice \u00bb. \u00ab L\u0027on sent en filigrane, dans ce film au-del\u00e0 de la vari\u00e9t\u00e9 provocante du ton, le respectueux d\u00e9sir de solliciter les choses \u003Cem\u003Etelles qu\u0027elles sont\u003C\/em\u003E, comme une inqui\u00e9tude que tout ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit ou mis en question, il ne rest\u00e2t plus \u00e0 l\u0027art rien dont il fit sa substance. Qui a r\u00e9solu d\u0027abattre tout ce qui peut \u00e9tayer les autres, on con\u00e7oit qu\u0027il n\u0027ait plus pressant souci que de d\u00e9couvrir \u00e0 son tour \u00e0 quoi il pourra bien s\u0027accrocher. Et voil\u00e0 notre r\u00e9volutionnaire, jet\u00e9 par l\u0027instance m\u00eame de son dessein, dans une r\u00e9flexion passablement conservatrice. Peut-\u00eatre l\u0027auteur a-t-il \u00e9t\u00e9 trahi par l\u0027\u00e9trange instrument qu\u0027il vient imprudemment de choisir pour fignoler l\u0027\u00e9chafaudage de ses th\u00e9ories \u00bb.\u003Cbr \/\u003ERohmer est, en cette p\u00e9riode, le seul qui ait compris que la d\u00e9marche d\u0027Isou n\u0027a rien \u00e0 voir avec celle d\u0027un \u003Cem\u003EFischinger\u003C\/em\u003E, d\u0027un McLaren, d\u0027un Bu\u00f1uel ou d\u0027un Anger et encore moins avec celle du \u00ab cin\u00e9ma litt\u00e9raire \u00bb dont Cocteau serait un illustrateur.\u003Cbr \/\u003ELe journaliste fait preuve d\u0027une perspicacit\u00e9 qui l\u0027honore, d\u0027autant plus qu\u0027il est le premier \u00e0 comprendre alors la finalit\u00e9 du travail d\u0027Isou malgr\u00e9 quelques r\u00e9ticences : \u00ab Isou (\u2026) fait preuve d\u0027une sensibilit\u00e9 cin\u00e9matographique certaine et (\u2026) \u00e0 l\u0027inverse des avant-gardistes de 1930 qui essayaient de faire du film le champ d\u0027application de leurs th\u00e9ories picturales, musicales ou litt\u00e9raires, les probl\u00e8mes qu\u0027il pr\u00e9tend r\u00e9soudre sont d\u0027ordre sp\u00e9cifiquement cin\u00e9matographique \u00bb.\u003Cbr \/\u003ECertes Sch\u00e9rer-Rohmer ne partage pas le \u00ab pessimisme radical \u00bb d\u0027Isou quand celui-ci \u00e9nonce la fin de la phase \u00ab amplique \u00bb et la naissance de la p\u00e9riode \u00ab ciselante \u00bb, mais il est d\u0027accord avec l\u0027id\u00e9e que ce ne sont pas les d\u00e9couvertes techniques (technique de la mise-en-sc\u00e8ne, pr\u00e9cise-t-il) qui seront d\u0027un grand secours pour faire \u00e9voluer le cin\u00e9ma ; il confesse qu\u0027\u00ab il n\u0027est pas un seul geste possible de l\u0027\u00eatre humain, une seule expression de visage que nous ne puissions d\u00e9couvrir dans les archives de notre art photographi\u00e9 \u00e0 multiples exemplaires \u00bb. De surcro\u00eet, ce n\u0027est pas \u00ab dans l\u0027art (\u2026) de photographier que quelque innovation, comme le dit fort justement Isou, pourrai \u00eatre apport\u00e9e \u00bb.\u003Cbr \/\u003EFinalement, l\u0027esth\u00e9ticien a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par le fait qu\u0027Isou, selon lui, oppose \u00ab \u00e0 l\u0027emphase de son texte des images indiff\u00e9rentes \u00bb, bien choisies, \u00ab plans maladroits \u00bb d\u0027o\u00f9 jaillit \u00ab le sentiment d\u0027une pr\u00e9sence, pr\u00e9sence des acteurs, qu\u0027on ne daigne \u00e0 aucun moment nous montrer, ni \u00e9voquer, pr\u00e9sence d\u0027une pens\u00e9e derri\u00e8re ce visage de l\u0027auteur, complaisamment \u00e9tal\u00e9 sans doute, mais sous ses apparences les plus modestement inexpressives \u00bb.\u003Cbr \/\u003ELa conclusion tombe d\u0027elle-m\u00eame sous forme de confession : \u00ab Enfin, je crois de mon devoir de dire que ce premier chapitre o\u00f9 l\u0027on nous montre Isou d\u00e9ambulant sur le boulevard Saint-Germain m\u0027a mille fois plus \u00ab accroch\u00e9 \u00bb que le meilleur des films non commerciaux qu\u0027il m\u0027ait jamais \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de voir \u00bb.\u003Cbr \/\u003ECe texte r\u00e9sume tout haut ce que d\u0027autres pensent tout bas : c\u0027est bien la personnalit\u00e9 d\u0027Isou qui d\u00e9range, les mani\u00e8res provocatrices des jeunes \u00ab externes \u00bb autour de lui qui d\u00e9plaisent, malgr\u00e9 l\u0027originalit\u00e9 non n\u00e9gligeable de leur travaux et de leurs id\u00e9es. Ce critique, passant par-dessus sa mauvaise humeur, a tent\u00e9 le premier de replacer la d\u00e9marche isoutienne par rapport aux recherches issues d\u0027autres avant-gardes ou de courants de recherche contemporains.\u003Cbr \/\u003E***\u003Cbr \/\u003EA part un compte-rendu paru dans le n\u00b04 de la revue \u003Cem\u003ECin\u00e9ma 52\u003C\/em\u003E 7, le texte de Rohmer met un point final \u00e0 la pol\u00e9mique qui entoure le \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E depuis un an. \u003Cbr \/\u003EEn France, le rideau tombe, et pour bien longtemps, sur cette \u0153uvre 8. 1 - \u003Cem\u003ERectification \u00e0 propos d\u0027un film\u003C\/em\u003E par Jean-Isidore Isou dans \u003Cem\u003ECombat\u003C\/em\u003E du 26 avril 1951. Isou y surmonte mal sa d\u00e9ception en expliquant clairement ses apports dans l\u0027art du film. 2 - Sous le titre \u003Cem\u003EAffaire isou\u003C\/em\u003E (\u003Cem\u003Eavril 1951, \u003C\/em\u003Een marge du festival de Cannes). Cette lettre est reproduite dans \u003Cem\u003EEntretiens sur le cin\u00e9matographe\u003C\/em\u003E, Jean Cocteau, Ed. Belfond, 1973, pp. 89-90.  3 - \u003Cem\u003ENice-Matin\u003C\/em\u003E, samedi 21 avril 1951. 4 - \u003Cem\u003ECahiers du cin\u00e9ma\u003C\/em\u003E, n\u00b010, mars 1952. 5 - Rohmer fait allusion \u00e0 un ensemble de manifestations lettristes \u00e0 partir de 1946, o\u00f9 ce groupe tentait de faire conna\u00eetre, avec force et conviction, ses id\u00e9es et plus particuli\u00e8rement sa po\u00e9sie. Les auteurs ne l\u00e9sinaient pas sur les scandales de toutes sortes : entre autres, Michel Leiris fit les frais de telles interventions, \u00e0 la salle du Vieux Colombier en 1946. 6 - Toutes les citations sont contenues dans les pages 27 \u00e0 32 des \u003Cem\u003ECahiers du cin\u00e9ma, op. cit. \u003C\/em\u003E7 - \u003Cem\u003ECin\u00e9ma 52\u003C\/em\u003E n\u00b04, avril 1952. Un d\u00e9nomm\u00e9 Dr. Philm y rapporte simplement les intentions esth\u00e9tiques d\u0027Isou. 8 - Alors qu\u0027aux \u00c9tats-Unis une copie circule depuis de nombreuses ann\u00e9es, dans l\u0027hexagone, il va falloir attendre le seuil des ann\u00e9es 80 pour que l\u0027\u0153uvre ressorte r\u00e9guli\u00e8rement sur les \u00e9crans et qu\u0027on \u00e9crive quelques lignes sur elle.\u003Cbr \/\u003ED\u00e8s 1952, Frank Stauffacher pr\u00e9sente le \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E au San Francisco Museum of Art dans ses programmations annuelles de cin\u00e9ma exp\u00e9rimental \u00ab Art in Cinema \u00bb.\u003Cbr \/\u003EStan Brakhage, qui se souvient de cette pr\u00e9sentation, parle du \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E comme \u00ab l\u0027un des films les plus puissants que j\u0027ai jamais vu. (\u2026) Isou renverse les images, les rayent arbitrairement et fait tout ce qu\u0027il peut imaginer pour d\u00e9truire l\u0027image filmique \u00bb. Parlant d\u0027une autre film (\u003Cem\u003EThe End\u003C\/em\u003E de Christopher MacLaine) et du \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E d\u0027Isou, Brakhage \u00e9crit que les deux \u0153uvres sont \u00ab comme les deux piliers d\u0027un m\u00eame portail \u00e0 travers lequel tout artiste-cin\u00e9aste doit passer un jour ou l\u0027autre. \u00bb (\u003Cem\u003EFilm at Wit\u0027s End\u003C\/em\u003E, Edimbourg, Polygon, 1989, p. 115). Merci \u00e0 Christian Lebrat pour m\u0027avoir fourni ces indications.\u003C\/article\u003E\u003Caddress rel=\u0022author\u0022\u003EFr\u00e9d\u00e9rique Devaux\u003C\/address\u003E\u003C\/div\u003E\n        \u003C\/section\u003E\n              \u003Csection class=\u0022field field-name-field-description field-type-textauthor field-label-above\u0022\u003E\n    \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDescription\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n        \u003Cdiv class=\u0022field-item odd \u0022\u003E\u003Carticle class=\u0022filtred_html\u0022\u003E1951, Festival de Cannes : Isou et les lettristes - Marc\u0027O, Gil Wolman, Jean-Louis Brau, Maurice Lemaitre et Fran\u00e7ois Dufr\u00eane  d\u00e9barquent sur la Croisette avec la ferme intention d\u0027y faire projeter le premier film lettriste \u003Cem\u003ETrait\u00e9 de bave et d\u0027\u00e9ternit\u00e9\u003C\/em\u003E, r\u00e9alis\u00e9 par Isou.\u003Cbr \/\u003EAvec ce film Isou invente deux concepts ; \u00ab le montage discr\u00e9pant \u00bb qui a pour principe de traiter s\u00e9par\u00e9ment le son et l\u0027image de sorte qu\u0027il n\u0027y ait plus de relation signifiante, et \u00ab la ciselure \u00bb qui consiste \u00e0 intervenir sur l\u0027image en grattant ou peignant directement sur la pellicule.\u003Cbr \/\u003ELa colonne sonore comporte des improvisations de ch\u0153urs lettristes, le r\u00e9cit d\u0027une histoire d\u0027amour et d\u0027un manifeste pour un nouveau cin\u00e9ma. La colonne visuelle se compose d\u0027images d\u0027Isou errant sur le boulevard Saint-Germain, des fragments de films militaires, d\u0027un meeting sportif du P.C., des \u00e9crans noirs et blancs.\u003Cbr \/\u003EApr\u00e8s plusieurs tentatives muscl\u00e9es, le \u003Cem\u003ETrait\u00e9\u003C\/em\u003E est finalement projet\u00e9 en marge du festival et gratuitement au cin\u00e9ma Le Vox le 20 avril.\u003Cbr \/\u003EDans la salle, Guy Debord encore lyc\u00e9en, assiste \u00e0 la projection qui sera interrompue avant la fin en raison de l\u0027indignation des spectateurs. Le film n\u0027est pas encore achev\u00e9 \u00e0 ce moment, seule les images de la premi\u00e8re partie sont mont\u00e9es et la suite n\u0027est que sonore. Imm\u00e9diatement s\u00e9duit par le caract\u00e8re subversif du film et de la projection, il s\u0027en va trouver les lettristes. L\u0027entente est imm\u00e9diate et il d\u00e9cide de les rejoindre \u00e0 Paris.\u003Cbr \/\u003EAvant de partir de Cannes il d\u00e9croche tout de m\u00eame son baccalaur\u00e9at.\u003C\/article\u003E\u003C\/div\u003E\n        \u003C\/section\u003E\n      \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-concepteur field-type-taxonomy-term-reference field-label-above field-personne\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EConcepteur\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EIsidore Isou\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-executant field-type-taxonomy-term-reference field-label-above field-personne\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EExecutant\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EIsidore Isou\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-organisateur field-type-taxonomy-term-reference field-label-above field-personne\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EOrganisateur\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EIsidore Isou\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \t\u003Carticle class=\u0022node-effectuation\u0022\u003E\n  \u003Ch1 class=\u0022effectuation-title\u0022\u003E\u003C\/h1\u003E\n\n  \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-topologie field-type-taxonomy-term-reference field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003ETopologie\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003Efestival de Cannes\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-lieu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003ELieux\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003ECin\u00e9ma Le Vox\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-date-de-debut field-type-text field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDate de d\u00e9but\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003E20 04 1951\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-organisateur field-type-taxonomy-term-reference field-label-above field-personne\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EOrganisateur\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EMarc\u0027O\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-address field-type-addressfield field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EAdresse\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003E\u003Cdiv class=\u0022addressfield-container-inline locality-block country-\u0022\u003E\u003Cspan class=\u0022locality\u0022\u003ECannes\u003C\/span\u003E\u003C\/div\u003E\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-contexte field-type-text-long field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EContexte\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003Een marge du \u003Cem\u003EIV\u00e8me Festival International du film\u003C\/em\u003E de Cannes\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\u003C\/article\u003E  \n          \u003Csection class=\u0022field field-name-field-contexte-theorique field-type-textauthor field-label-above\u0022\u003E\n    \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EContexte th\u00e9orique\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n        \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003E\u003Carticle class=\u0022filtred_html\u0022\u003EExtrait de la retranscription d\u0027un entretien entre Jean Daive et Marc Guillaumin, dit Marc\u0027O, diffus\u00e9 sur \u003Cem\u003EFrance culture\u003C\/em\u003E (\u003Cem\u003ENuits\u003C\/em\u003E \u003Cem\u003Emagn\u00e9tiques\u003C\/em\u003E), dans le cadre de la s\u00e9rie d\u0027\u00e9missions produites par Jean Daive : \u00ab l\u0027Internationale Situationiste \u00bb, en mai 1996, publi\u00e9 dans Debord Guy, \u00e9d. \u003Cem\u003ECentre international de po\u00e9sie Marseille\u003C\/em\u003E, mars 2006, 39 pages.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJ.D. : Alors, comment a-t-il r\u00e9agi \u00e0 la projection du film de Isidore Isou : \u003Cem\u003ETrait\u00e9 de bave et d\u0027\u00e9ternit\u00e9\u003C\/em\u003E ?\u003Cbr \/\u003EM. : Eh bien, il a \u00e9t\u00e9, il a \u00e9t\u00e9... Je veux dire. Que vous dire ? Il a adh\u00e9r\u00e9 tout de suite. Il y avait tr\u00e8s peu de gens qui adh\u00e9raient \u00e0 l\u0027\u00e9poque, mais lui, il a adh\u00e9r\u00e9 imm\u00e9diatement. Il \u00e9tait, il \u00e9tait l\u00e0. C\u0027est-\u00e0-dire il a rejoint le mouvement lettriste en quelque sorte. Comme \u00e7a : adh\u00e9r\u00e9 au mouvement qu\u0027il y avait \u00e0 l\u0027\u00e9poque. Enfin, c\u0027\u00e9tait le mouvement... Moi je n\u0027ai jamais appartenu au mouvement lettriste, sauf que j\u0027\u00e9tais avec eux. Enfin, dans le sens o\u00f9 je n\u0027ai pas tellement fait : j\u0027\u00e9tais pr\u00e9occup\u00e9 par autre chose. Mais aux id\u00e9es. C\u0027\u00e9tait un certain type d\u0027id\u00e9es qui \u00e9taient l\u00e0, qui r\u00e9unissaient un certain nombre de gens, qui sont dans la revue [il s\u0027agit de la revue \u003Cem\u003EIon\u003C\/em\u003E, NDLR]. Et donc il a adh\u00e9r\u00e9 aux id\u00e9es de ce groupe. Comment vous dire ? Ce n\u0027est m\u00eame pas aux id\u00e9es, puisque ces id\u00e9es \u00e9taient \u00e0 faire, mais au projet que ce groupe avait. \u00c0 cette vision de la soci\u00e9t\u00e9 que ce groupe...\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Et ce projet, d\u0027un mot, comment est-ce qu\u0027il le r\u00e9sumait ?\u003Cbr \/\u003EM. : Ah! Mais il ne le r\u00e9sumait pas comme \u00e7a. Il voulait faire \u00e7a. Vous savez, quand vous avez - il avait dix-huit ans, quoi, dix-neuf ans - quand vous avez dix-huit ans ou dix-neuf ans, vous pensez, c\u0027est un choix de vie, hein. Son p\u00e8re \u00e9tait notaire je crois. Donc on tenait beaucoup \u00e0 ce qu\u0027il fasse une carri\u00e8re et lui, bon, il avait d\u00e9j\u00e0 bien d\u00e9cid\u00e9, probablement d\u00e9j\u00e0 depuis longtemps - depuis l\u0027\u00e2ge peut-\u00eatre de quatorze-quinze ans - qu\u0027il entrerait en litt\u00e9rature, politique. Enfin dans ce type de monde, quoi. Il n\u0027allait pas s\u0027ins\u00e9rer dans une carri\u00e8re telle que, \u00e0 l\u0027\u00e9poque...\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Comment est-ce que vous avez lu ce texte : \u003Cem\u003EHurlements en faveur de Sade\u003C\/em\u003E ?\u003Cbr \/\u003EM.: Vous voulez dire si... si \u00e7a m\u0027a plu ? Oui... je trouvais \u00e7a tr\u00e8s tr\u00e8s bien. J\u0027ai dit oui oui, \u00e7a, tr\u00e8s bien : on va le publier. On va \u00eatre... Je l\u0027ai vu \u00e9crire je veux dire : il \u00e9tait l\u00e0. On se voyait tous les jours, ensuite il nous a rejoints \u00e0 Paris, et bon, eh bien... On parlait, on parlait et on parlait. Moi j\u0027ai \u00e9crit le dernier texte, l\u00e0. J\u0027ai oubli\u00e9 comment il s\u0027appelle - vous savez, vous me parlez de choses qui ont presque quarante-cinq ans - qui s\u0027appelle \u003Cem\u003EPremi\u00e8re manifestation d\u0027un Cin\u00e9ma Nucl\u00e9aire\u003C\/em\u003E. Et lui il \u00e9crivait \u00e7a. Et on communiquait nos projets r\u00e9ciproques, comme \u00e7a. Il \u00e9tait... Je vous dis : il \u00e9tait encore, il est arriv\u00e9... C\u0027est-\u00e0-dire : l\u0027ann\u00e9e d\u0027apr\u00e8s, il est arriv\u00e9 \u00e0 Paris. Et donc l\u00e0... L\u00e0 aussi, d\u0027ailleurs, j\u0027ai retrouv\u00e9 une lettre - c\u0027est tr\u00e8s tr\u00e8s marrant comme \u00e7a, maintenant - o\u00f9 il me demande, comme \u00e7a... Il \u00e9tait venu me voir, et puis il avait vu Isou, et puis... Pour une chambre. Il avait trouv\u00e9 une chambre.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Et vous l\u0027avez cette lettre sous la main ?\u003Cbr \/\u003EM. : Attendez, je ne sais pas... Voil\u00e0. Mais j\u0027ai d\u0027autres documents. (Il ouvre la lettre.) C\u0027est le 23 septembre. Il a pass\u00e9 son bac, donc. (Il lit.) \u00ab J\u0027ai trouv\u00e9 ta lettre, tardivement, en rentrant hier d\u0027un bref voyage dans Paris et ses proches environs, pour des raisons toutes de bave. \u00bb \u00c9videmment, il fait r\u00e9f\u00e9rence au \u003Cem\u003ETrait\u00e9 de bave et d\u0027\u00e9temit\u00e9\u003C\/em\u003E. \u00ab Je n\u0027ai vraiment pas pu te voir vendredi matin \u00e0 ton h\u00f4tel, mais j\u0027ai rencontr\u00e9 Isou. Je vois quelle est la situation. Si tu arrivais, je t\u0027aiderai pour sortir le film, c\u0027est d\u0027ailleurs un travail qui ne me d\u00e9pla\u00eet pas. Il faudra bien que ces pauvres cons acceptent et sans nous faire attendre. On a vu des directeurs de salle se faire buter pour moins. \u00bb (Rires.) \u00ab Dans cette ville abandonn\u00e9e de Dieu et en g\u00e9n\u00e9ral de tout cr\u00e9ateur, j\u0027ai fait ce que tu m\u0027as demand\u00e9 avant de partir... \u00bb Il parle de Cannes l\u00e0 (en riant) : \u00ab Avec cinq camarades, j\u0027ai fort g\u00ean\u00e9 la projection du film du jeune [inaudible] ... \u00bb Je ne sais pas, bon : c\u0027\u00e9tait un jeune, qui faisait des films l\u00e0-bas, et qu\u0027ils ne pouvaient pas voir, \u00e0 Cannes. \u00ab Heureuse cons\u00e9quence : pour la premi\u00e8re fois de sa carri\u00e8re encore br\u00e8ve, l\u0027idiot n\u0027a pas obtenu son prix habituel dans un festival de la connerie noire. D\u0027autre part, j\u0027ai jet\u00e9 les bases du cin\u00e9-club que tu voulais; et d\u00e9j\u00e0 son premier directeur \u00e0 la porte. \u00bb (Rires.) \u00c7a j\u0027aime beaucoup: il n\u0027a m\u00eame pas commenc\u00e9. Donc apr\u00e8s on voit bien, comme on dit... \u00c7a c\u0027est des choses que...\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Il a d\u00e9j\u00e0 tout compris.\u003Cbr \/\u003EM.: Eh bien oui. Donc, vous voyez, c\u0027est comme \u00e7a qu\u0027il est arriv\u00e9. Il est arriv\u00e9 \u00e0 Paris. - Non, ce qui est assez marrant, c\u0027est qu\u0027il avait parl\u00e9 \u00e0 Isou et qu\u0027il demande... Et donc c\u0027est une chose tr\u00e8s... - j\u0027aime bien les choses comme \u00e7a. (Il continue la lecture.) \u00ab Isou m\u0027a parl\u00e9 d\u0027une possible chambre \u00e0 9000 francs \u00bb c\u0027\u00e9tait 90 francs donc, \u00e0 l\u0027\u00e9poque. \u00ab Isou m\u0027a parl\u00e9 d\u0027une possible chambre \u00e0 9000 francs. Si une telle chambre existe, veux-tu lui demander de me la retenir pour le mois d\u0027octobre ? \u00bb Et donc voil\u00e0, c\u0027est l\u00e0 o\u00f9 il arrivait. \u00ab Excuse-moi de t\u0027importuner de ces n\u00e9cessit\u00e9s tr\u00e8s peu \u00e9ternelles, et d\u0027en souligner le caract\u00e8re d\u0027urgence. Je veux te lire, en attendant, absolument \u00bb \u00e9crit en gros. \u00ab Je te salue. Il faut... \u00bb Et l\u00e0 c\u0027est tr\u00e8s tr\u00e8s dr\u00f4le : \u00ab Il faut r\u00e9volutionner les formules de politesse. \u00bb (Rires.) \u00ab Amiti\u00e9s \u00e0 Poucette et bien s\u00fbr \u00e0 Isou. \u00bb (Rires.)\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : \u00c7a c\u0027est quelle ann\u00e9e?\u003Cbr \/\u003EM. : Ah \u00e7a, c\u0027est 50. Les ann\u00e9es 50, les ann\u00e9es 50.\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Il y a surtout dans la vie, et aussi dans la lettre que vous venez de lire, beaucoup de violence - juv\u00e9nile - mais violence quand m\u00eame.\u003Cbr \/\u003EM. : C\u0027est pour \u00e7a. Je vous disais \u00e7a pour voir d\u00e9j\u00e0 que cette violence, qu\u0027il a toujours manifest\u00e9e...\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Et par exemple sous quelle forme ?\u003Cbr \/\u003EM.: Oh ! C\u0027\u00e9tait une violence verbale la plupart du temps. Sauf que lui est pass\u00e9...\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003EJD. : Il y a quand m\u00eame le verbe \u00ab buter \u00bb l\u00e0...\u003Cbr \/\u003EM.: Oui, mais \u00ab buter \u00bb, je veux dire: \u00ab buter \u00bb, c\u0027\u00e9tait dans le sens surr\u00e9aliste du terme. Il aimait beaucoup les surr\u00e9alistes. Beaucoup beaucoup. Le lettrisme est arriv\u00e9 apr\u00e8s. Mais il avait... C\u0027\u00e9tait quelqu\u0027un qui \u00e9tait form\u00e9, enfin comme \u00e7a, par les lectures des surr\u00e9alistes. Enfin c\u0027\u00e9tait une litt\u00e9rature... Rimbaud, Lautr\u00e9amont, enfin toute la fili\u00e8re comme \u00e7a, qui allait jusqu\u0027\u00e0 lui, \u00e7a oui. C\u0027est qu\u0027il savait \u00e9crire, tr\u00e8s tr\u00e8s tr\u00e8s bien. Qu\u0027il avait une plume f\u00e9roce, que l\u0027on craignait. Qu\u0027il n\u0027aimait rien de plus que les lettres... Il \u00e9tait en admiration pour les lettres d\u0027engueulades qu\u0027envoyait Breton : \u00e7a lui plaisait \u00e9norm\u00e9ment. Avec des positions excessivement radicales, tranch\u00e9es, qu\u0027il d\u00e9fendait. Et lui d\u0027ailleurs, il \u00e9tait assez solitaire. Et je vous disais, il a toujours d\u00e9gag\u00e9 le terrain autour de lui. (Rires.) Il \u00e9tait quand m\u00eame... un peu comme Breton : il faisait le vide. Les exclusions, \u00e7a y allait avec lui. Bon, je n\u0027ai rien... Je trouve \u00e7a tr\u00e8s bien.\u003C\/article\u003E\u003C\/div\u003E\n        \u003C\/section\u003E\n              \u003Csection class=\u0022field field-name-field-contexte-theorique field-type-textauthor field-label-above\u0022\u003E\n    \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EContexte th\u00e9orique\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n        \u003Cdiv class=\u0022field-item odd \u0022\u003E\u003Carticle class=\u0022filtred_html\u0022\u003EGreil Marcus \u2013 Lipstick Traces \u2013 Une histoire secr\u00e8te du vingti\u00e8me si\u00e8cle\u003Cbr \/\u003Etraduit de l\u0027anglais par Guillaume Godard\u003Cbr \/\u003E1989, Marcus Greil\u003Cbr \/\u003EEditions Allia, Paris, 1998\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003E\u003Cbr \/\u003Ep. 398 \u2013 L\u0027ATTAQUE CONTRE CHARLIE CHAPLIN\u003Cbr \/\u003E(\u2026)\u003Cbr \/\u003ELes contraintes du minimum et du maximum conduisirent naturellement Isou et son groupe des autels de leurs aust\u00e8res r\u00e9unions parisiennes \u00e0 la d\u00e9bauche de Babylone \u2013 le festival de Cannes 1951 o\u00f9 ils perturb\u00e8rent une manifestation apr\u00e8s l\u0027autre dans une croisade pour que le film d\u0027Isou soit montr\u00e9.\u003Cbr \/\u003E\u00c0 la premi\u00e8re tentative, Isou ne se montra pas. L\u0027acte de cr\u00e9ation faisait de lui un dieu ; Isou, disait-on, avait fait son film en six jours, aussi le septi\u00e8me jour, celui o\u00f9 les lettristes entendaient pr\u00e9senter l\u0027\u0153uvre, se reposait-il. Isou avait d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9dier son \u0153uvre aux ma\u00eetres du cin\u00e9ma classique (D.W. Griffith, Erich Von Stroheim, Abel Gance, etc.), se pla\u00e7ant ainsi sur le m\u00eame pied.\u003Cbr \/\u003EBient\u00f4t, les lettristes firent assez de grabuge pour obtenir une projection \u2013 projection limit\u00e9e, en derni\u00e8re minute, \u00e0 la seule audition de la bande-son. Le critique de Combat \u00e9tait constern\u00e9, bien qu\u0027il adm\u00eet qu\u0027\u00ab entre \u00c8ve et Isidore, il y a encore une place pour du vrai cin\u00e9ma \u00bb (\u003Cem\u003EAll about Eve\u003C\/em\u003E de Joseph L. Mankiewicz devait remporter le prix sp\u00e9cial du Jury de Cannes). Le critique Maurice Sch\u00e9rer (qui plus tard se fera conna\u00eetre comme r\u00e9alisateur sous le nom d\u2019\u00c9ric Rohmer) rallia la cause en d\u00e9fendant plut\u00f4t \u00e9logieusement le film dans Les Cahiers du cin\u00e9ma, ce qui fit bl\u00eamir jusqu\u0027au jeune Jean-Luc Godard. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u0027entremise de Cocteau, le festival d\u00e9cerna \u00e0 Isou le \u00ab Prix de l\u0027avant-garde \u00bb \u2013 cr\u00e9\u00e9 pour l\u0027occasion.\u003C\/article\u003E\u003Caddress rel=\u0022author\u0022\u003EGreil Marcus\u003C\/address\u003E\u003C\/div\u003E\n        \u003C\/section\u003E\n      \n\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-sources-bibliographiques field-type-text-long field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003ESources bibliographiques\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EDEVAUX Fr\u00e9d\u00e9rique, \u003Cem\u003EChapitre 4. La carri\u00e8re du trait\u00e9 en 1951-1952\u003C\/em\u003E, pp.55-67.\u003Cbr \/\u003E DEVAUX Fr\u00e9d\u00e9rique, \u003Cem\u003EChapitre 7. L\u0027ann\u00e9e 1952\u003C\/em\u003E, p.127-135.\u003Cbr \/\u003E in DEVAUX Fr\u00e9d\u00e9rique, \u003Cem\u003ELe cin\u00e9ma lettriste (1951-1991)\u003C\/em\u003E, Paris, Editions Paris Exp\u00e9rimental, 1992, 320p.\u003Cbr \/\u003E \u003Cbr \/\u003E DEBORD Guy, DEBORD Alice, RAN\u00c7ON Jean-Louis, pp. 42-43.\u003Cbr \/\u003E in DEBORD Guy, DEBORD Alice, KAUFMANN Vincent, RAN\u00c7ON Jean-Louis, \u003Cem\u003E Guy Debord, \u0152uvres\u003C\/em\u003E, Paris, Editions Gallimard, 2006, 1904 p.\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \t\u003Carticle class=\u0022node-document\u0022\u003E\n  \n      \u003Cfigure style=\u0022width:300px;height:218px;\u0022\u003E\u003Cimg class=\u0022image grid_small\u0022 path=\u0022\/sites\/default\/files\/styles\/grid_small\/public\/images-documents\/ISOU1951_BAVE_AUTO_VARS_01.jpg\u0022 src=\u0022http:\/\/dev.performance-art.fr\/\u0022 width=\u0022100\u0022 height=\u002273\u0022 alt=\u0022\u0022 title=\u0022Isidore Isou | trace de la performance \u0026quot;Trait\u00e9 de bave et d\u0026#039;\u00e9ternit\u00e9\u0026quot;, 1951 | \u00a9 DR | courtesy  Fonds Guy Debord, BnF\u0022 \/\u003E\u003Cimg class=\u0022image grid_medium\u0022 src=\u0022\/sites\/default\/files\/styles\/grid_medium\/public\/images-documents\/ISOU1951_BAVE_AUTO_VARS_01.jpg\u0022 width=\u0022300\u0022 height=\u0022218\u0022 alt=\u0022\u0022 title=\u0022Isidore Isou | trace de la performance \u0026quot;Trait\u00e9 de bave et d\u0026#039;\u00e9ternit\u00e9\u0026quot;, 1951 | \u00a9 DR | courtesy  Fonds Guy Debord, BnF\u0022 \/\u003E\u003Cimg class=\u0022image grid_large\u0022 path=\u0022\/sites\/default\/files\/styles\/grid_large\/public\/images-documents\/ISOU1951_BAVE_AUTO_VARS_01.jpg\u0022 src=\u0022http:\/\/dev.performance-art.fr\/\u0022 width=\u0022300\u0022 height=\u0022218\u0022 alt=\u0022\u0022 title=\u0022Isidore Isou | trace de la performance \u0026quot;Trait\u00e9 de bave et d\u0026#039;\u00e9ternit\u00e9\u0026quot;, 1951 | \u00a9 DR | courtesy  Fonds Guy Debord, BnF\u0022 \/\u003E\u003Cimg class=\u0022blank\u0022 src=\u0022\/sites\/all\/themes\/gui\/perfarttimeline\/images\/blank.gif\u0022 width=\u0022300\u0022 height=\u0022218\u0022 alt=\u0022\u0022 title=\u0022\u0022 \/\u003E\u003Cfigcaption\u003EIsidore Isou | trace de la performance \u0022Trait\u00e9 de bave et d\u0027\u00e9ternit\u00e9\u0022, 1951 | \u00a9 DR | courtesy  Fonds Guy Debord, BnF\u003C\/figcaption\u003E\u003C\/figure\u003E  \u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDocuments\u003C\/div\u003E\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-type field-type-list-text field-label-inline clearfix\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EType\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EImprim\u00e9\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-technique-description field-type-text-long field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003ETechnique description r\u00e9f\u00e9rence\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EFaire-part de r\u00e9ussite au baccalaur\u00e9at de Henri Met (dit le Divin Met) et de Guy Debord (qui ne forme qu\u0026#039;une seule et m\u00eame personne)\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \u003C\/article\u003E    \t\u003Carticle class=\u0022node-document\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDocuments\u003C\/div\u003E\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-type field-type-list-text field-label-inline clearfix\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EType\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EImprim\u00e9\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \u003Csection 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field-name-field-technique-description field-type-text-long field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003ETechnique description r\u00e9f\u00e9rence\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EPortrait de Guy Debord devant une de ses inscriptions \u00e0 la chaux.\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \u003C\/article\u003E    \t\u003Carticle class=\u0022node-document\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDocuments\u003C\/div\u003E\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-type field-type-list-text field-label-inline clearfix\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EType\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EImprim\u00e9\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \u003Csection class=\u0022field 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   \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003ELe Patriote Cannes, 20 avril 1951, p. 3.\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \u003C\/article\u003E    \t\u003Carticle class=\u0022node-document\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EDocuments\u003C\/div\u003E\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-type field-type-list-text field-label-inline clearfix\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EType\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003EPresse\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \n\n    \u003Csection class=\u0022field field-name-field-technique-description field-type-text-long field-label-above\u0022\u003E\n  \t\u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003ETechnique description r\u00e9f\u00e9rence\u0026nbsp;\u003C\/div\u003E\n  \t  \n\n              \u003Cdiv class=\u0022field-item even \u0022\u003ELe Patriote C\u00f4te d\u0026#039;Azur, Juin 1993.\u003C\/div\u003E\n        \n\n    \t  \u003C\/section\u003E\n  \u003C\/article\u003E  \n\n    \t\u003Carticle class=\u0022node-objet\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EObjets\u003C\/div\u003E\u003C\/article\u003E    \t\u003Carticle class=\u0022node-objet\u0022\u003E\n  \u003Cdiv class=\u0022field-label\u0022\u003EObjets\u003C\/div\u003E\u003C\/article\u003E  \n\u003C\/article\u003E","nid":"2778"}