Sans titre

Description: 
Selon Daniel Farioli, sans doute la performance la plus violente qu'il ait jamais réalisée. Exécutée à de nombreuses reprises, peut-être une trentaine de fois.

Dans son coin de nature, Daniel Farioli conduit les visiteurs. Il les amène devant un chevalet, un cadre est posé dessus dans lequel est attaché un pied à coulisse (le cadre délimitait toujours le paysage). Le pied à coulisse tient enserré deux mantes religieuses femelles placées l'une face à l'autre, tête-bêche.
Systématiquement, les deux animaux s'entredévorent consciencieusement.
Daniel Farioli ne regardait jamais cette scène et peu de visiteurs pouvaient soutenir le regard face à un tel spectacle.

Retranscription partielle d'un entretien avec Daniel Farioli, 2012
Concepteur: 
Daniel Farioli
Executant: 
Daniel Farioli
Organisateur: 
Daniel Farioli
Contexte théorique: 
C’est en découvrant par hasard deux de ces insectes qui s’étaient retrouvés seuls dans cette position que Daniel Farioli eut l’idée de provoquer artificiellement cette situation pour la donner à un public.
Selon ses dires, la violence émane du caractère insignifiant de ces animaux, très petits, de la mécanique avec laquelle ils s’exécutent.
Ce geste de cannibalisme réciproque renvoie immédiatement l’observateur à sa propre chair et, plus globalement, à la condition humaine en général.
Bien évidemment, les éléments du dispositif (chevalet, cadre et pied à coulisse) ne sont pas fortuits.
Effectuations: 
Lieux: 
Date de début: 
1976
action répétée peut-être une trentaine de fois sur plusieurs années
Topologie: 
Contexte: 
l'atelier de Daniel Farioli était un morceau de campagne d'une quinzaine d'hectares.
Adresse: 
quartier de La Costière
Nice