Hommage : nu descendant un escalier, duo

Description: 
Marcel Duchamp n’est-il pas le premier artiste résolument démocrate, celui qui a combattu l’élitisme de l’objet d’art au profit du ready-made acheté en grande surface ?

Par le biais d’un gloria de Vivaldi, Sophie Taam rend hommage à l’artiste par une réinterprétation de son fameux tableau Nu descendant un escalier, n°2 datant de 1912.
Après un premier démarrage en aveugle dans les étages supérieurs de l’escalier, utilisant la bonne acoustique de la Villa Caméline, la soprano descend l’escalier (des)habillée d’une « robe à poil » créée spécialement par Junko Yamasaki pour la performance tout en dialoguant vocalement avec la contralto restée à l’étage.

La performance inclut le duo a capella du Laudamus te de Vivaldi extrait de l’œuvre Gloria RV 589.
Ce laudamus lui-même est un hommage, en voici les paroles :
« Laudamus te (nous te louons)
Benedicimus te (nous te bénissons)
Adoramus te (nous t’adorons)
Glorificamus te (nous te glorifions) ».
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Sophie Taam | photographie de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © Sophie Taam | photographie : © Eve Carton | courtesy de l'artiste
Concepteur: 
Sophie Taam
Executant: 
Sophie Taam
Valérie Palma
Contexte théorique: 
« Si l’on veut toucher un vaste public, disait Dick Higgins, il faut parler le langage de ce public. » Et de conclure que c’est alors la médiocrité qui gagne contre l’art, bien loin que l’art l’emporte sur la médiocrité.
Dans mes projets, je tente, modestement - mais fermement – de montrer que cette fatalité n’en est pas une. Dans l’histoire de l’art contemporain, Fluxus ou John Cage par exemple représente un stade que je qualifierais d’adolescence. Ils ont repoussé les limites de l’expérimentation artistique et, dans le souci de briser les académismes, en rejetant systématiquement les conventions, que ce soit du langage ou de la musique, l’art contemporain s’est éloigné encore davantage du public non-initié, un peu comme l’adolescent se révolte contre ses parents pour trouver son identité.
Cette phase était essentiellement tournée « contre » quelque chose. Elle était nécessaire pour élargir les limites de l’art mais il me semble que l’art contemporain a désormais atteint une certaine maturité apte à recevoir mon travail. Comme l’adolescent qui refuse en bloc les règles, puis les réintègre en les personnalisant en tant qu’adulte, je réintègre dans mon travail des règles : celles du langage, du signifiant. J’utilise, comme Filliou, le langage pour le sens des mots et non leur forme, et j’utilise le chant avec ses règles très strictes du vibrato et la technique lyrique, dans un souci d’esthétisme.
Si les expérimentations précédentes ont été indispensables pour repousser les limites de l’art, elles ont, à mon sens, atteint leur limite en tant que résultat.
Effectuations: 
Objets: 
Documents: 

Carton d’invitation.

Type: 
Imprimé
Technique description référence: 
Carton d’invitation.
TAAM_S
Fichier pdf: 
ARTISTES/TAAM_S/PERF/TAAM2007_ESCA_PERF/TAAM2007_ESCA_TAAM_DOCI_01.pdf

Flyer descriptif distribué pendant le vernissage.

Type: 
Imprimé
Technique description référence: 
Flyer descriptif distribué pendant le vernissage.
TAAM_S
Sophie Taam | trace de la performance "Hommage : nu descendant un escalier, duo", 2007 | © DR | courtesy Sophie Taam