'' Bal du Top 48 | Une histoire de la performance sur la Côte d'Azur de 1951 à nos jours

Bal du Top 48

Concepteur: 
Florent Mattei
Executant: 
Florent Mattei
Effectuations: 

playlist intégrale du Top 48

Synopsis / Description: 
playlist intégrale du Top 48
MATTEI
Objets: 

bob Ricard et rayban blanches portés par Florent Mattei pour chaque soirée dansante

Technique description référence: 
bob Ricard et rayban blanches portés par Florent Mattei pour chaque soirée dansante
Florent Mattei | trace de la performance "Bal du Top 48", 2007 | © Florent Mattei | courtesy de l'artiste
Documents: 

affiche du bal

Type: 
Imprimé
Technique description référence: 
affiche du bal
MATTEI
Florent Mattei | trace de la performance "Bal du Top 48", 2007 | © Florent Mattei | courtesy de l'artiste
Description: 
Le Premier bal-performance organisé par Florent Mattei a pour point de départ une vidéo performance réalisée en 2006 intitulée Top 48. Dans cette vidéo Florent Mattei danse seul face à la caméra au son de son Top 48. C'est une compilation de 48 chansons qui ont marqué sa vie et ses souvenirs. Il danse non stop jusqu'au dernier morceau, jusqu'à épuisement Florent Mattei installe des enceintes à côté de la vitrine du Mamac.
Le travail que construit Florent Mattei depuis une dizaine d’années invite à une réflexion sur l’idéal de perfection profondément humain et la séduction impossible et dérisoire que traduisent les images de la publicité et de l’art. Florent Mattei piège notre regard devenu stéréotypé et passif en introduisant dans ses photographies des accidents, des parasites. Dans la série “Les Incontrôlables”, il détourne le sens initial d’une image semblant hyper-maîtrisée par un détail qui la condamne au ridicule. Dans “The world is perfect” il se moque apparemment de lui-même en s’inventant un univers “jet set”. A contrepied, dans la série “L’Ile fantastique” il transforme la réalité en fiction, figeant des couples authentiques dans une attitude stéréotypée d’idéal familial. L’artiste interroge ensuite l’identité malléable, parasitée par les codes et finalement réduite à néant avec “Nobody”, série d’autoportraits où seul l’accessoire varie. ”My life” prolonge ce travail de dénaturation des codes visuels en proposant, pourquoi pas, une réappropriation d’un objet trop fortement symbolisé : la cagoule ; posant avec femme et enfant encagoulés, Florent Mattei s’invente un combat pour libérer un objet de ses chaînes de signifiants. Jolie proposition d’opposer le rire à la peur.
Top 48 : 4 juillet 2006, jour de canicule. Florent Mattei danse seul dans son salon pendant deux heures quarante cinq. Devant : la caméra pour témoigner de l’effort ; derrière: 48 morceaux retrouvés et compilés, de Tino Rossi à Philippe Katerine, inventaire plus ou moins méthodique des musiques qui ont marqué sa vie.
A chaque fois, le jeu et le rire parasitent les codes et conventions de l’image, laissant le champ libre pour se raconter d’autres histoires. Ou quand le burlesque devient une douce réappropriation du monde.
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